La Boîte à vinyles
La boîte à vinyles

La Boîte à vinyles

Pour nous détendre les oreilles, nous nous proposons de nous rendre au 17, rue de la République en plein coeur de la ville de Brive la Gaillarde. C’est, en effet,  bel et bien  à cette adresse qu’il nous est possible d’écouter de la musique analogique. Et, pour cause, le responsable et créateur de la Boîte à Vinyles ne cesse d’enchaîner les galettes noires à sa guise ou, bien encore, sur simple demande de celui qui y entre. Le choix est vaste: musique classique, Jazz, rock, reggae, métal ou bien encore Hip hop. Rien n’est impossible à trouver pour Frédéric natif du territoire de Belfort ! Toutefois, il nous faut préciser que Frédéric n’a pas  toujours été dans le monde de la musique. Explications…

Il a d’abord été charpentier bois durant de longues années dans l’est de la France puis technicien d’étude toujours en l’ossature bois sur la région de Montpellier. L’ entreprise où il était employé connaissant des difficultés, il s’est laissé une porte ouverte pour éventuellement bouger. Sa compagne ayant la possibilité d’obtenir un poste intéressant à Brive, naturellement, et en toute logique, Frédéric s’est installé en territoire gaillard. En découvrant la ville, il s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de disquaire : le dernier en date remonte au début des années 90. C’est ainsi que lui est venu l’idée d’ouvrir un magasin de vinyles fin 2017 d’autant plus que ce secteur, ou plutôt ce format, a vu durant cette année-là une progression de plus de 70% ! Le choix de la rue de la République comme emplacement a été motivé par sa grande proximité avec le coeur de la ville mais également parce que cette rue était en pleine renaissance sur le plan des commerces.

L’ esprit de la boutique, nous révèle Frédéric, est avant tout de favoriser les échanges culturels. Certains clients, nous dit-il, sont de vrais connaisseurs extrêmement pointus que ce soit en musique ou sur les pressages eux-mêmes. L’ apprentissage et l’émulation sont pour ainsi dire réciproques. Outre cette dimension d’échanges, notre hôte nous fait remarquer que l’idée du magasin reste avant tout de faire redécouvrir l’objet en lui-même et de goûter au son analogique si caractéristique. La plupart des vinyles, 33tr et 45tr,  présents, ici, sont d’époque, nous rassure-t-il. Bien sûr, on aperçoit du neuf et des nouveautés d’ailleurs différents en packaging de la grande distribution mais, faut-il le rappeler, l’essentiel des disques restent d’occasion et de collection. C’est, précise Frédéric, tout l’intérêt du vinyle ancien: il raconte quelque chose du passé. Certains recherchent des disques de leur enfance tandis que d’autres voyagent dans un passé mythique qu’il n’ont pas connu mais qui néanmoins les font rêver.

« Ici, on peut dire que l’on recherche, à travers mes disques, de l’authenticité! »

Le disque cependant ne se réduit pas à sa pochette car, il faut préciser, qu’un vrai amateur de vinyles reste soucieux de la qualité du pressage. C’est la quête du Graal également en matière de son. Si l’on a par exemple un Beatles mono en pressage Odeon, on n’aura pas du tout le même son qu’avec un Beatles sous pressage Parlophone. Qu’on se le dise !

Pour ce qui est de la clientèle, c’est très varié nous précise Frédéric« cela va de 17 à 70 ans et, ce, parmi tous les milieux culturels ou sociaux ! » Beaucoup de clients viennent ici sans trop savoir ce qu’ils recherchent précisément: c’est le plaisir de chiner, de chercher et surtout, de découvrir et de se faire surprendre par un album inattendu ou rare. Bien sûr, on ne peut pas faire l’impasse sur les classiques incontournables tels que les Rolling Stones ou Pink Floyd. Toutefois, la clientèle possèdent des goûts assez variés: soul, reggae, Hip hop, hard rock voire metal.  En revanche, Frédéric nous avoue que la pop rock anglaise/britannique domine et reste, d’une certaine manière, le haut du panier: est-ce étonnant ? 

Enfin, Frédéric nous a tenu à rappeler que l’événement le plus important pour un vrai passionné de vinyle reste le Disquaire day (ou Record store day) qui se caractérise en une journée mondiale de promotion des disquaires indépendants où chacun peut découvrir chez son disquaire préféré des pressages limités et parfois inédits. En cette année 2020, les choses ont été un peu chamboulées car il devait se tenir le 18 Avril. Il a été décalé au 20 Juin pour les artistes français et, pour les artistes internationaux, reporté sur trois dates: fin Août, fin septembre et fin Octobre.  A bon entendeur….

Laurent  NICOLAS

Laurent NICOLAS

rédacteur