Le Majour

Le Majour

C’est bien rue Majour, au numéro 18 plus exactement, que nos oreilles peuvent délicatement s’ouvrir en même temps que notre nez et notre palais, et ce, en plein de la ville de Brive la Gaillarde. La rue est quasi piétonne et offre une tranquillité toute relative mais réelle pour un cadre proprement urbain. Ce lieu est véritablement atypique de par sa décoration et son aménagement: le bois y règne en maître à bord. La matière organique, omniprésente dans ce bar à bières, apporte une chaleur indéniable à notre sortie imprévue ou préméditée. Qui sait? Tout dépendra des éventuels mauvais vents et marées rencontrés sur notre route en journée bien sûr. 

Toutefois, le capitaine André, que les habitués surnomment Ded, nous prévient d’emblée qu’il n’apprécie guère le métal et, à vrai dire, cela se retrouve naturellement dans l’ambiance musicale des lieux. Car, bien que la musique programmée apparaît belle et bien éclectique, André avoue un goût prononcé pour la Folk, le Blues et la musique cool: on peut y entendre à l’occasion Dylan, Neil Young, Radiohead ou bien encore Pink Floyd.

 « On ne peut pas jouer de la musique sans prêter attention, nous dit-il, à la clientèle: on doit prendre en compte son âge et ce qu’elle est censée apprécier. » 

 la clientèle n’est pas là pour être agressée ou assommée par une musique trop agressive ou trop forte!  

En tant que lieu culturel, le bar accueille des musiciens et des groupes en grande partie autour de la Folk, du Blues et du Rock essentiellement le vendredi dès 21H, et ce, d’Octobre à fin mars en Général. 

Pour la petite histoire, André a repris le fonds de commerce en 1998 où l’activité  principale était le bar lequel pouvait, à cette époque, ouvrir jusqu’à très tard dans la nuit. En 2012, une extension a été réalisée afin de doubler la surface mettant, par la même occasion, la possibilité à la clientèle de manger une pizza, un croque ou bien encore une salade. La grosse saison reste, même si cela peut paraître évident, pendant Juillet et Août où afflue bon nombre de touristes sur les terrasses ensoleillées toute l’après-midi. Car, faut-il le rappeler, Brive, aux portes du Sud-ouest, reste une ville avec un fort potentiel touristique. 

D’un point de vue personnel, Ded n’a pas toujours été dans le commerce. Il a d’abord été éducateur de tennis dans sa région natale, l’Auvergne, pendant près de dix ans. D’ailleurs, nous remarque-t-il, tenir un bar ne reste pas si éloigné de l’activité d’encadrer des gens: 

« pour travailler et tenir un bar, il faut aimer les gens. On aime que les gens se sentent bien et qu’ils soient le plus à l’aise possible. » 

Puis, il rajoute, en s’étonnant lui-même: «  d’ailleurs, c’est peut-être pour cela qu’il y a au Majour, une clientèle féminine importante. Un groupe de filles peut venir, à deux ou quatre, sans être aucunement ennuyé ni par l’ambiance ni par certains éléments…si vous voyez ce que je veux dire. Pour cela, il y a d’autres endroits! 

Après il peut y avoir d’autres explication: je pense que mon physique y est pour beaucoup. Enfin, pour être tout à fait honnête: disons qu’elles viennent d’abord pour mon physique puis, après pour mon psychique! » 

Le Majour, comme on le voit, apparaît avant tout comme un lieu simple, chaleureux où le ton se veut volontairement léger et sans prise de tête. 

Sortie à Brive recommande… tout en recommandant une bière sur une des chansons les plus jouées de ces lieux: « She still loves you » de Chuck Berry. 

Laurent NICOLAS

Laurent NICOLAS

Rédacteur